Le gouvernement camerounais a décidé hier mardi, de lever le blocus et le dispositif sécuritaire mis en place depuis plus de deux mois, autour de la résidence de l’opposant Maurice Kamto, indique mardi dans un communiqué, le porte-parole du gouvernement, Emmanuel René Sadi.

Le leader du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) est désormais libre de ses mouvements et libre de recevoir tout visiteur de son choix. Seuls ses avocats et quelques fois des membres de sa famille étaient jusque-là autorisés à accéder à sa résidence.

Le siège de sa maison avait débuté le 20 septembre dernier, soit deux jours avant les marches pacifiques que le MRC comptait organiser avec ses alliés politiques pour s’opposer à la convocation des élections régionales, et exiger la fin du conflit dans les régions anglophones ainsi que la démission du président Paul Biya.

Les manifestations, qualifiées d’insurrectionnelles par le pouvoir, avaient été réprimées et plusieurs militants du MRC sont incarcérés, dont certains ont été libérés.

La résidence surveillée a pris fin au lendemain des élections régionales qui ont eu lieu le 6 décembre dernier. Emmanuel René Sadi a souligné que le scrutin s’est déroulé «dans le calme et la sérénité, malgré les appels au boycott lancés par certains partis politiques d’opposition, et les menaces proférées par les miliciens séparatistes dans les régions anglophones du Nord-ouest et du Sud-ouest ».

Quoi que libre, l’opposant Maurice Kamto reste encore sous le coup d’une procédure judiciaire. « Les procédures judiciaires engagées contre les meneurs et les organisateurs de ce mouvement insurrectionnel se poursuivront néanmoins », note le communiqué, précisant que «la situation du leader du MRC (…) continuera de faire l’objet d’un examen attentif des instances judiciaires et administratives compétentes».

L’opposant a déclaré dans une interview accordée à une chaîne de télévision privée que la levée du blocus ne change rien à sa situation.

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